Réflexions sur les bus de communication filaire et radio

Bonjour,

J’aimerais évoquer aujourd’hui les questions régulièrement posées par clients et partenaires sur les questions de standards de communication pour le câblage, de protocoles, de sécurité cryptographique.

Depuis environ 18 ans que je suis dans ce métier,  j’ai vu passer de nombreuses modes : Batibus, Lonwork ou Echelon, EIbus, KNX, MODBUS… puis aussi les bus plus propriétaires encore tels que celui de MyHome du groupe Legrand.

Ensuite, les solutions CPL telles que X10, HomePlug les uns en narrow-band pour de simples commandes et les autres en broadband pour la voix et les images ont fait parler d’eux avec l’apparition de nouvelles performances dans les CPL (200 Mb/s théorique).

Il y a quatre ou cinq ans, j’avais l’impression que le Zigbee allait s’emparer des solutions de comptage pour l’eau, malgré la solution de Coronis qui semblait séduisante de par ses annonces de faiblesse de consommation. Puis le choix des grands acteurs de ce marché (Veolia, Lyonnaise, SAUR) a semblé se porter sur la technologie M-BUS (ou Wireless M-BUS en mode radio mais chacun sa fréquence, 868 MHz ou 169 MHz).

Chaque année apporte une nouvelle vérité. Les dernières en date étant basées sur l’Ultra Narrow Band, une technologie permettant de grandes distance de plusieurs km en milieu urbain pour de petites consommations pour s’affranchir du besoin de GPRS ou Internet et créer un maillage à l’échelle nationale ou bien EnOcean pour consommer encore moins et se satisfaire de collecte d’énergie lumineuse ou de mouvement (Energy Harvesting) et éviter les piles qui doivent parfois être changées mais avec  des distances de moins de 30 m.

La question subsidiaire qu’on nous pose est celle de la protection des données, comme si il y avait là un piège à déjouer subtilement au lieu du bête certificat SSL utilisé par tous comme par les banques pour nos données financière. J’imagine en effet qu’un hacker un peu pervers s’amuserait à vouloir connaître mes niveaux de consommations d’eau et d’électricité pour savoir combien de douches je prends par jour….

Après cette introduction, je voudrais donner simplement ma philosophie : dans le neuf, on passe du fil car c’est fiable et ça ne coûte pas cher. Pas besoin de communication autre qu’un simple bus RS-485 sur deux fils pour relier tous mes compteurs électriques à une entrée numérique. Aucun hacker ne va s’installer chez moi pour espionner mes départs et arrivées d’information domotique !

S’il s’agit d’une connexion « tout ou rien » pour allumer des lumières, mettre en service une alarme, fermer les volets ou compter les impulsions de mon compteur d’eau,  je passe encore une fois 2 fils à chaque fois (10 m de câble vont coûter dans les 5 Euros !).

Pour des installations dans le bâtiment existant, c’est là qu’en effet les solutions sans fils prennent toute leur importance et j’aimerais les évoquer plus en détail dans un nouvel article : nous sommes le Dimanche 19 Août et je vous laisse profiter de la canicule.

installation domotique

A bientôt,

Rémi